Mantsina sur scène, édition 2018: l’édito

« L’enracinement de l’Art et son envol ! »

La bonne dose de vaillance et d’intrépidité des uns et des autres, a fait prendre racine au festival Mantsina sur scène, dans une sphère peu propice à l’éveil artistique et où la culture ne suscite aucun éveil de la part des pouvoir public. La jeune fille à quinze ans peut donner vie. En quinze années au service de l’Art, Mantsina a donné des vies. Des comédiens, des scénographes, des régisseurs, des danseurs, des professionnels, aujourd’hui renommés, sont sortis des entrailles de Mantsina.  À la suite de Sony Labou Tansi, nous pouvons clamer, sans fausse modestie que Mantsina est un pourvoyeur de talents et de rêves! Quinze ans, ce n’est pas encore le bonheur mais une consolation pour Mantsina d’avoir embrigadé dans un domaine aussi vaste et difficile qu’est la Culture, des milliers de passionnés qui ont foulé le tapis vert de Mantsina. Oui, à Mantsina le tapis est vert. Le vert imbibé de chlorophylle, qui distille l’engouement, la détermination d’aller loin, à tous ceux et celles qui foulent le sol Mantsina.  Le tapis vert qui donne à tout artiste qui fait escale à Mantsina, un courage fou et une volonté farouche, qu’on ne trouve nulle part  ailleurs, de s’enraciner dans l’art quelles que soient les sinuosités du chemin à arpenter.  Quinze ans, ce n’est pas encore le bonheur mais une résolution pour Mantsina de prêter mains fortes aux artistes afin de mieux écouler leurs talents et leurs créations, car on ne sort pas indemne de Mantsina. Mantsina vous reçoit à bras ouverts, vous ouvre les portes vous laisse également des séquelles. Des séquelles de notoriété, une reconnaissance planétaire. Les victimes ne sont plus à compter ! Contrairement à Tchicaya U Tam’si qui déclarait  être un «mauvais sang», Marie José de Heredia un «déshérité», en terre Mantsina, bon nombre d’artistes ont vu leur horizon dégagé de tout brouillard après leur passage sur le tapis vert. Quinze ans, ce n’est pas encore le bonheur mais une envie pressante et vitale de tendre un gilet de sauvetage à Mantsina pour ne pas voir cette vaste écurie, qui a vu passer tant de palefreniers talentueux à son service, tomber en ruines.

L’affiche du festival Mantsina 2018

La quinzième édition du festival Mantsina sur scène sera une grande fête théâtrale qui va nécessiter l’apport de tous et une aide colossale à l’endroit de ce chantier qui est entrain de devenir une grosse industrie culturelle, à en juger par le nombre de dossier qui atterrissent dans le mail de Mantsina et de sa directrice artistique, menaçant de faire exploser les boîtes mails. Les artistes sont en manque d’espace pour exprimer leur savoir faire, écouler leurs talents et présenter leurs visions de voir le monde artistiquement en plein 21e siècle. Sans le vouloir, Mantsina est en passe de devenir la plate-forme théâtrale en Afrique. L’engouement que les artistes manifestent à fouler le tapis vert de Mantsina, même quand la direction de Mantsina annonce qu’elle ne peut pas prendre en charge une compagnie pour l’édition en cours, les artistes des dites compagnies se multiplient en quatre, payent leur billets et débarquent à Mantsina et quand ils viennent, la direction de Mantsina se plie en cinq, s’incline devant cette ferveur pour l’art et elle casse la tirelire pour loger sainement ces artistes qui s’entêtent à user leurs talons sur les planches pour la gloire de l’Art. NON, les artistes qui s’entêtent à fouler coûte que coûte le tapis vert de Mantsina ne le font pas pour récolter des cachets faramineux mais pour toucher du doigt cette fièvre théâtrale à 60o degré que les uns leur rapportent ou qu’ils ont vécu et manifeste l’envie de renouveler la dose, parce qu’à Mantsina, il y a une autre façon d’être sur les planches qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. 

La quinzième édition du festival Mantsina sur scène, sera une grande fête de rencontre de toutes les générations pour susciter des vocations artistiques.  Elle sera célébrée dans la ville de Brazzaville. Vive l’enracinement de l’art et son envol et que l’artiste s’entête dans son art, qu’il ancre fortement ses ventouses dans le sol artistique pour ne pas chanceler,  bien incruster les ventouses sur l’écorce, afin de résister à toutes tempêtes. Et qu’il suive à jamais la voix de son génie créateur, cette voix qui insuffle en lui une folie créatrice, qui résiste à l’usure du temps.

Et que l’Art nous parle !

Sylvie Dyclo-Pomos

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#Mantsina2016, l’édito de Sylvie Dyclo-Pomos

Sylvie Dyclo-Pomos, directrice artistique du festival Mantsina sur scène

La création est au cœur de l’initiative artistique. L’artiste crée, invente innove et par cette action, l’artiste s’engage «à», signe un pacte avec une quelconque vision pour exprimer son émoi, son ras le bol, sa compassion, sa joie, il rend public sa biographie, approuve ou réfute une opinion et ré-enchante le quotidien par son acte de création. De ce fait, l’artiste doit assumer pleinement son acte de création qui traduit son engagement non seulement dans sa vie mais aussi dans la vie des milliers de spectateurs du monde qui approuvent ou réprouvent sa vision. L’engagement est un acte de courage qui impose une certaine détermination. Toutes fois qu’un artiste crée, il doit se dire «j’ai assez de ventouse pour bien coller ma vision en ce monde et la défendre contre vents et marées». Ne jamais se dérober de son engagement de création. Défendre jusqu’au bout son acte artistique. L’Art est engagement. TOUT part de l’engagement. L’engagement VRAI. Si l’engagement est tinté d’hypocrisie, la création chancelle et meurt. Se poser des interrogations: pourquoi je m’engage à? Suis-je assez fort pour m’engager à?

Lorsque l’artiste répond sans fioritures par l’affirmative, aucune corruption, aucun recul ne lui traverse l’esprit. Il fonce, il avance et aucune rouille n’entache sa création. Il ne se dérobe pas et se pointe à la barre, il trouve les mots justes pour défendre et étayer l’argumentaire qui constitue le fondement de sa création.

L’engagement est le fer de lance de la création, une insurrection dans l’art. L’artiste en créant dévoile, nomme  sa vision, l’imagine, la propose au monde et par cette imagination, il naît, renaît!

L’artiste crée, s’engage à la création. Qu’est ce qui précède? La création ou l’engagement? Est-ce le désir de créer? Ou l’engagement, le désir de s’engager à créer?

La création est avant tout un engagement. Un engagement n’aboutit pas forcément à une création. L’artiste peut s’engager à, mais cet engagement peut ou ne pas se matérialiser par une création. Par contre une création, palpable est la conséquence, le résultat d’un engagement.

L’engagement c’est la détermination, la volonté d’aller au bout de sa pensée, de ses désirs pour aboutir à une concrétisation.

Cet engagement, nous voulons l’inscrire tout au long de la treizième édition de Mantsina sur scène par des créations. Nous voulons être plus déterminés que jamais à poursuivre ce vaste chantier de la création théâtrale, de la création artistique, de la création. Le festival Mantsina sur scène, ce grand laboratoire des créations débuté en 2003, poursuit son entêtement dans l’Art. La treizième édition qui se déroulera du 10 au 20 décembre 2016, se donne  comme thème: «l’engagement au cœur de la création».

Il faut une bonne dose d’engagement et de persévérance pour élever les générations qui assureront  la relève et qui prendront à bras le corps ce vaste chantier qu’est Mantsina sur scène.

Que l’Art nous parle!

Mantsina #13: « L’Engagement au coeur de la création » 10>20 déc. 2016 à Brazzaville

Prenez date! La 13e édition du festival Mantsina sur scène, sous la direction de Sylvie Dyclo-Pomos, se tiendra à Brazzaville du 10 au 20 décembre prochain et aura pour devise:

L’Engagement au coeur de la création.

L’affiche, le programme, les lieux et les artistes invités seront diffusés très bientôt, restez connectés…

Discours de clôture de Sylvie Dyclo Pomos
Sylvie Dyclo Pomos – Mantsina 2015

Mantsina sur scène change de direction

Aujourd’hui mardi 16 août 2016 c’est officiel, Dieudonné Niangouna quitte la direction du festival Mantsina-sur-scène qu’il assurait depuis sa création. Il laisse la place à Sylvie Dyclo-Pomos, auteure, metteure en scène et comédienne.

Voici le message posté par Dieudonné Niangouna sur sa page Facebook:

« Après douze années à la tête du Festival International de Théâtre de Brazzaville « Mantsina sur scène », je me retire avec une satisfaction qui ne me laisse pas du tout indifférent. Et je salut tous ces beaux jours du passé et les Hommes qui les ont fait. J’ai la reconnaissance d’avoir navigué auprès des artistes qui ont le coeur sur la main et l’âme dans le coeur. C’est un chouette petit chapitre bien osé que je me fais le plaisir d’intituler ici « un p’tit bout du p’tit matin. » Le chemin est plus que long, alors force et courage obligent. Nous irons, compagnons de route, chargés d’une même passion, planter le théâtre au coeur de la cité. Nous continuerons ce magnifique geste de l’humain: « enfanter l’art pour repousser sans cesse la mort de la vie. » C’est en cela que je suis fier de laisser la place à ma collègue dramaturge, metteur en scène et comédienne, Sylvie Dyclo-Pomos, artiste compétente en qui j’ai toute ma confiance, pour porter le Festival International de Théâtre de Brazzaville « Mantsina sur scène ».
Allé, les « Mantsinistes », encore une fois :
Que l’Art nous parle!
MERCI BEAUCOUP POUR TOUT »

De la part de tous les mantsinistes, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, un grand merci à toi Dido.

Le palmarès de Mantsina 2015 – 12e édition Sony sur scène

Par Dieudonné Niangouna
Palmarès (é koti té!)

Les 27 metteurs en scène et chorégraphes qui ont marqué Mantsina Sony sur scène 2015:
Francois Kah / Julien Mabiala Bissila / Papythio Matoudidi / Cédric Brossard / Michael Disanka / Gilfery Ngambalou / Delavallet Bidiefono / Jean-Claude Kodia / Alphonse Mafoua / Georges Mboussi / Jehf Biyeri / Israël Tshipamba / Cheriff Bakala / Maylis Bouffartigue / Harvey Massamba / Hervé Massamba / Céline Astrié / Monar Dihoulou / Marion Alzieu / Boréale Pongopo / Arnaud Mahoukou / Ella Nganga / Gervais Tomadiatunga Mbanza / Chikadora / Aïpeur Devry Foundou / Julie Peghini / Daniel Scahaise

Quelques interprètes majeurs cités ici pour leurs performances:
Snak Zobel Raoual / Etienne Minoungou / Kader Lassina Touré / Michaël Disanka / Marion Alzieu / Jeanne Videau / Sébastien Bouhana / Christiana Tabaro / Natalia Deparlabas / Nolwenn Peterschmitt / Cognes Mayekou / Alphonse Mafoua / Georgette Kouatila / Mbelo Milandou / Ella Nganga / Francois Kah / Marie-Charlotte Biais / Nicolas Moumbounou / Jehf Biyeri / Pierre Claver Mabiala / Harvey Massamba / Boréale Pongopo / Cheriff Bakala / Armel Malonga / Chikadora / Pidj Boomboomdistortion / I Jah man (respect!)

Ceux qui traversé le festival à bras le texte (lecteurs): Hervé Massamba / Sorel Boulingui / Audifax Moumpossa / Richilvie Babela Ndossi / Martin Ambara / Thales Zokene et la troupe Sac / Laetitia Ajanohun / Cyril Gueï / Ulrich N’Toyo / Sylvie Dyclo Pomos / Arsène Kimbebe / Fortune Bateza / Hermine Yollo

Les plasticiens des ateliers SAHM de Bill Kouélany (pour l’expo Sony): Jordy Kissymoussa / Van Andrea / Artmel Mouy / Paul Alden M’Vout / Gad le beau / Girel Nganga / Francis Kodia / Mantvany / Monroyal / Jordy Aimebeej’air / Anne Garnier / Elwin Gomo / Olmiche Bantsimba.

Ceux qui nous ont parlé en images (réalisateurs): Oury Ochy Kozia / Guy Des Lauriers / Grégory Hiétin / Laetitia Biaggi / Julie Peghini / Marie Carette / Sylvia Voser / Thierry Thomas / Andre S. Labarthe

Les directeurs d’ateliers (jeu d’acteur, mise en scène, vidéo): Claude Bagoë Diane / Mathieu Montanier / Fabrice Gorgerat / Jean-Paul Delore

Directeurs des espaces carrefour (rencontres-débats): Ulrich N’Toyo / Rufin Mbou Mikima

Les courageux (techniciens et scénographe du festival): Cleo Konongo / Papythio Matoudidi / Vady Kouloutch / I Jah man / David Malonga / Bouesso Donald

Les Mantsinistes non alignés (équipe choc): Diane Chavelet / Amélie Thérésine / Nicolas Martin Granel

Enfin les trois femmes fortes: Sylvie Dyclo Pomos / Noëlle Ntiesse-Kibounou / Nadège Samba.

Bravos à tous! Bravos! Bravos! Bravos! Vous êtes dingues, vous m’arrachez des larmes! je vous aime. Comment il disait ça déjà, Sony?

«Qu’ils sont beaux ces fils de la colère! Un océan de mains levées qui dévaste tout. Quelle magie mes aïeux! Ils viennent de partout. Ils vont accrocher un autre soleil au ciel. Ils dévissent l’histoire. Le peuple est vivant. Un vrai déluge de mains levées. Qui broutent l’air et l’oxygène. En quel monde sommes-nous entrés ce matin, dites-moi? Le soleil est tout d’un bleu et la lune rougeoie comme un visage. Oh mon peuple. Tu es toujours si beau quand tu craches. Quand tu sors gros ton désir de cambrioler l’avenir. J’ai toujours rêvé de cet ouragan de mains tendues. Ce cyclone de bras levés pour agiter la fosse commune et la tendresse du pourrissement. Je vois. J’entends rayonner. Le jour me prend à la gorge. Je lance mon sang à la rencontre de tous les bégaiements.»

Générique de l'édition 2015 de Mantsina sur scène
Générique de l’édition 2015 de Mantsina sur scène

La galerie des auteurs de Mantsina Sony sur scène

Découvrez les auteurs présentés dans l’édition 2015 Mantsina Sony sur scène

Que mille Sony vous emportent!
Que mille Sony vous emportent!